Les caféiers sont des arbustes des régions tropicales du genre Coffea de la famille des Rubiacées. Les espèces Coffea arabica (historiquement la plus anciennement cultivée) et Coffea canephora (ou caféier robusta), sont celles qui servent à la préparation de la boisson. D’autres espèces du genre Coffea ont été testées à cette fin ou sont encore localement utilisées, mais n’ont jamais connu de grande diffusion: Coffea liberica ou l’hybride arabica x robusta (l’arabusta). (Source Wikipedia)
- MAIS KESSKISPUTAIN D’PASSE ?
Y a des jours comme ça où on se dit qu’on a bien fait d’aller taper dans les vieilleries situées au fin fond de son grenier. Non pas parce qu’elles sont d’une saveur nostalgique pénétrante, ni même parce qu’elles sont emprunt d’un charme d’antan propre à vous faire voyager et vous rappeler une époque bénie de l’animation japonaise. Non rien de tout ça à dire vrai… C’est juste que bon…
Disons que parfois on y retrouve de telles daubes totalement désuètes, nazes, nulles, que bon, on est obligés de se marrer à leur vue. Et pour tout vous dire c’est un peu ce qui m’est arrivé avec THE HUMANOID. Déjà rien que le titre on sent que ça va donner dans le lourd, façon Terminator bosniaque, ou Robocop de la Baule.
- Mais The HUMANOID (en majuscule s’il vous plait !), qu’est-ce que c’est ?
(D’aucun disent qu’il existe une variante du titre s’appelant “METALLIA“, personnellement entre la lèpre et le choléra mon instinct de survie hésite lourdement, mais va pour THE HUMANOID.)
Il s’agit d’un OAV de 45 minutes (ça va la torture est équivalente à deux épisodes d’une daube quelconque, vous pouvez y arriver !) sorti en 1986. Moi déjà quand j’ai vu ça je me suis dit, y a des signes annonciateurs qui ne trompent pas, 86 c’est quand même Tchernobyl, ou encore l’explosion de la navette spatiale Challenger, donc bon, j’étais déjà en mode alerte.
Boire du café dans l’espace procure autant de plaisir que faire l’amour en parachute
Bon c’est quand on s’intéresse au staff qu’on bascule en mode RED ALERT. Pour tout vous dire je sais même pas par où commencer… On se retrouve avec trois gus pour le chara design, dont un n’ayant travaillé que sur cet anime… Hum… En fait, le seul dont le CV m’interpelle légèrement c’est le mec en charge de la photo. Bref c’est quand même sacrément léger.
Mais là ou ça devient vraiment anxiogène, quand on regarde la gueule du synopsis. Hum en fait y a pas de synopsis, enfin si mais le synopsis c’est l’histoire. Donc bon vous m’excuserez mais je vais essayer de vous la raconter sans spoiler. Exercice de style ô combien difficile.
Bon alors en gros, on est dans l’espace et là y a une sorte de mexicain noir à moustache qui boit du café (si si ce détail est important). Et là dans son vaisseau, le captain Kirk de Buenos Aires nous parle durant CINQ PUTAIN DE MINUTES DE SON CAFE. Des grains de café, de l’odeur, de l’arôme… Soit… Là où ça se corse c’est quand le “héros” (à prendre avec des pincettes c’est plus un sous-sous sidekick) débarque et parle lui aussi de café. Puis notre Roberto nationale embraye la discussion sur le futur mariage du héros et son inévitable impatience d’aller retourner voir bobonne pour jouer aux Taico No Tatsujin sur ses nichons.
On enchaine ensuite directe avec la futur mariée (ce sens de la transition), qui vit sur une planète à faire pâlir Greenpeace, Myazaki et les trois aztèques restants. Cette dernière prend sa collation (entendez par là : BOIT SON CAFÉ) dans une sorte de temple à ciel ouvert avec son père, un chauve et puis c’est tout (y a une autre pouffe mais elle sert à rien, hormis permettre à une doubleuse de finir sa fin de mois difficile). Bon c’est ambiance Beatnick à Fleur. Micheline à les cheveux d’une couleur qui devrait être interdite pour raison d’ordre public, le chauve est chauve, et le père est moustachu et “professeur”. Ça discute du mariage ainsi que du nouveau successeur de l’empereur qui semble pas cool du tout (à dire vrai, on en sauras pas plus). Empereur qui vient chercher son intendant chauve en Limousine… MOKAY.
C’est son coiffeur qui doit s’marrer
Entretemps le vaisseau des “héros” vient d’arriver mais se fait descendre par un vaisseau ennemi et hop ils font du parachute et tombe dans un lac.
FIN DES DIX PREMIÈRES MINUTES
Ah je vous avais prévenu ça calme. pour la peine faisant une pause café !
Bon pour clore le résumé de l’histoire, on apprend entre temps que le savant pour éviter de se faire chier dans son bled local s’est amusé à créer un robot à forme humanoïde aux traits de femmes (pas con non plus le vieux). Que le nouvel empereur veut planter deux bâtons de berger dans un vieux temple Inca pour réveiller les forces occultes sous peine de détruire le monde (intrigue politicomystique), enfin l’intrigue amoureuse se résout à voir le héros gambader avec sa future femme dans l’eau, sur la plaine, dans sa résidence, etc.
Méfiez-vous des chauves qui aiment le café…
Accessoirement l’androïde qui répond au doux nom d’Antoinette (sisi, ils ont osés), tente de découvrir tout le long du film (soit concrètement durant deux scènes de cinq minutes), le sens du mot amour. Une fois en gambadant dans l’eau avec le héros et sa femme (le triolisme avec un robot fallait y penser), et une autre en parlant à Pablo pendant qu’elle regarde main dans la main le héros et bobonne regarder le ciel étoilé. Voila merci y a rien à voir, à part qu’au final elle se sentiras troublée par certains sentiments jusqu’à en avoir les larmes aux yeux, bref elle réussiras à tomber amoureuse d’un héros doté d’autant de charisme qu’un inspecteur du fisc dans une émission du juste prix.
Un robot avec une blouse de travail Ikea faisant ploc ploc dans l’eau… HUMMMM
- Les poupées gonflables sont dotées d’une âme, violentez les avec douceur.
Alors bien entendu le messager premier de l’anime est de nous montrer que quelque soit l’organisme en question ce dernier peut être doté de sentiments blabla mon cul sur la commode entrain de jouer des maracas. Sauf que là où le bat blesse, ce n’est pas tant dans la qualité médiocre de l’animation, bande son, chara, intrigue, mais dans le fait qu’à la fin ces débiles se soient sentis obligés de faire pousser la larmichette à Antoinette (histoire de bien montrer qu’elle s’est élevé à un nouveau stade, et que elle aussi à des sentiments). Face à une telle finesse d’écriture, et soyons franc une telle facilité scénaristique (c’est bien connu c’est beaucoup plus dur de faire paraitre humain ce qui n’est l’est pas et ne le seras jamais), on reste un peu perplexe devant un tel OAV. Sans compter qu’à la fin on a droit au menu déroulant façon Star Wars pour nous faire la leçon sur le futur et le fait qu’on est tous des êtres humains, y compris les amibes, les verrues, les micro ondes et mamie nova.
En fait cet anime outre le coté archéologique de la démarche, se doit d’être visionné non pas pour son scénario, personnages, ou que sais-je, mais bien pour son excellent thème chanté made in eighties et ses vertus à vendre du café.
C’était le bon temps des vrais bonnes machines à café n’empêche
Dance, dancing in the rain
A million parsecs aren’t too far
My love can reach across the stars
Dance, dancing in the rain
I’ll follow you with all my heart
So much love for you, it’s like a raging hurricane
Wealth and power hold the heart of some, I know
They’re not for me, I know their shallow charm
Leads to a lonely paradise and a cold and empty bed
The rain falls softly as I walk alone, without you
I feel so cold, that I whisper your name
I’m longing for your warm embrace, I need to have you by my side
Why do I love you so very much?
The feeling’s growing every day
Why do I love you so?
Dance, dancing in the rain
A million parsecs aren’t too far
My love can reach across the stars
Dance, dancing in the rain
I’ll follow you with all my heart
So much love for you, it’s like a raging hurricane
Et ça putain c’est tout ce que j’aime, ce bon son bien odlies, à l’ancienne façon année 80, cette voix, ces paroles bien choc. CA TUE.
Pour finir, je laisse à Johnson le mot de la fin :





























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