The HUMANOID, du café, un chauve, des moustachus, du café, du café, du…

Les caféiers sont des arbustes des régions tropicales du genre Coffea de la famille des Rubiacées. Les espèces Coffea arabica (historiquement la plus anciennement cultivée) et Coffea canephora (ou caféier robusta), sont celles qui servent à la préparation de la boisson. D’autres espèces du genre Coffea ont été testées à cette fin ou sont encore localement utilisées, mais n’ont jamais connu de grande diffusion: Coffea liberica ou l’hybride arabica x robusta (l’arabusta). (Source Wikipedia)

Coffe time ?

  • MAIS KESSKISPUTAIN D’PASSE ?

Y a des jours comme ça où on se dit qu’on a bien fait d’aller taper dans les vieilleries situées au fin fond de son grenier. Non pas parce qu’elles sont d’une saveur nostalgique pénétrante, ni même parce qu’elles sont emprunt d’un charme d’antan propre à vous faire voyager et vous rappeler une époque bénie de l’animation japonaise. Non rien de tout ça à dire vrai… C’est juste que bon…

Disons que parfois on y retrouve de telles daubes totalement désuètes, nazes, nulles, que bon, on est obligés de se marrer à leur vue. Et pour tout vous dire c’est un peu ce qui m’est arrivé avec THE HUMANOID. Déjà rien que le titre on sent que ça va donner dans le lourd, façon Terminator bosniaque, ou Robocop de la Baule.

Oh la belle tasse !

  • Mais The HUMANOID (en majuscule s’il vous plait !), qu’est-ce que c’est ?

(D’aucun disent qu’il existe une variante du titre s’appelant « METALLIA« , personnellement entre la lèpre et le choléra mon instinct de survie hésite lourdement, mais va pour THE HUMANOID.)

Il s’agit d’un OAV de 45 minutes (ça va la torture est équivalente à deux épisodes d’une daube quelconque, vous pouvez y arriver !) sorti en 1986. Moi déjà quand j’ai vu ça je me suis dit, y a des signes annonciateurs qui ne trompent pas, 86 c’est quand même Tchernobyl, ou encore l’explosion de la navette spatiale Challenger, donc bon, j’étais déjà en mode alerte.

Boire du café dans l’espace procure autant de plaisir que faire l’amour en parachute

Bon c’est quand on s’intéresse au staff qu’on bascule en mode RED ALERT. Pour tout vous dire je sais même pas par où commencer… On se retrouve avec trois gus pour le chara design, dont un n’ayant travaillé que sur cet anime… Hum… En fait, le seul dont le CV m’interpelle légèrement c’est le mec en charge de la photo. Bref c’est quand même sacrément léger.

Mais là ou ça devient vraiment anxiogène, quand on regarde la gueule du synopsis. Hum en fait y a pas de synopsis, enfin si mais le synopsis c’est l’histoire. Donc bon vous m’excuserez mais je vais essayer de vous la raconter sans spoiler. Exercice de style ô combien difficile.

Bon alors en gros, on est dans l’espace et là y a une sorte de mexicain noir à moustache qui boit du café (si si ce détail est important). Et là dans son vaisseau, le captain Kirk de Buenos Aires nous parle durant CINQ PUTAIN DE MINUTES DE SON CAFE. Des grains de café, de l’odeur, de l’arôme… Soit… Là où ça se corse c’est quand le « héros » (à prendre avec des pincettes c’est plus un sous-sous sidekick) débarque et parle lui aussi de café. Puis notre Roberto nationale embraye la discussion sur le futur mariage du héros et son inévitable impatience d’aller retourner voir bobonne pour jouer aux Taico No Tatsujin sur ses nichons.

IT’S FLOWING BACK INTO ME

On enchaine ensuite directe avec la futur mariée (ce sens de la transition), qui vit sur une planète à faire pâlir Greenpeace, Myazaki et les trois aztèques restants. Cette dernière prend sa collation (entendez par là : BOIT SON CAFÉ) dans une sorte de temple à ciel ouvert avec son père, un chauve et puis c’est tout (y a une autre pouffe mais elle sert à rien, hormis permettre à une doubleuse de finir sa fin de mois difficile). Bon c’est ambiance Beatnick à Fleur. Micheline à les cheveux d’une couleur qui devrait être interdite pour raison d’ordre public, le chauve est chauve, et le père est moustachu et « professeur ». Ça discute du mariage ainsi que du nouveau successeur de l’empereur qui semble pas cool du tout (à dire vrai, on en sauras pas plus). Empereur qui vient chercher son intendant chauve en Limousine… MOKAY.

C’est son coiffeur qui doit s’marrer

Entretemps le vaisseau des « héros » vient d’arriver mais se fait descendre par un vaisseau ennemi et hop ils font du parachute et tombe dans un lac.

 FIN DES DIX PREMIÈRES MINUTES

 Ah je vous avais prévenu ça calme. pour la peine faisant une pause café !

Bon pour clore le résumé de l’histoire, on apprend entre temps que le savant pour éviter de se faire chier dans son bled local s’est amusé à créer un robot à forme humanoïde aux traits de femmes (pas con non plus le vieux). Que le nouvel empereur veut planter deux bâtons de berger dans un vieux temple Inca pour réveiller les forces occultes sous peine de détruire le monde (intrigue politicomystique), enfin l’intrigue amoureuse se résout à voir le héros gambader avec sa future femme dans l’eau, sur la plaine, dans sa résidence, etc.

Méfiez-vous des chauves qui aiment le café

Accessoirement l’androïde qui répond au doux nom d’Antoinette (sisi, ils ont osés), tente de découvrir tout le long du film (soit concrètement durant deux scènes de cinq minutes), le sens du mot amour. Une fois en gambadant dans l’eau avec le héros et sa femme (le triolisme avec un robot fallait y penser), et une autre en parlant à Pablo pendant qu’elle regarde main dans la main le héros et bobonne regarder le ciel étoilé. Voila merci y a rien à voir, à part qu’au final elle se sentiras troublée par certains sentiments jusqu’à en avoir les larmes aux yeux, bref elle réussiras à tomber amoureuse d’un héros doté d’autant de charisme qu’un inspecteur du fisc dans une émission du juste prix.

Un robot avec une blouse de travail Ikea faisant ploc ploc dans l’eau… HUMMMM

  • Les poupées gonflables sont dotées d’une âme, violentez les avec douceur.

Alors bien entendu le messager premier de l’anime est de nous montrer que quelque soit l’organisme en question ce dernier peut être doté de sentiments blabla mon cul sur la commode entrain de jouer des maracas. Sauf que là où le bat blesse, ce n’est pas tant dans la qualité médiocre de l’animation, bande son, chara, intrigue, mais dans le fait qu’à la fin ces débiles se soient sentis obligés de faire pousser la larmichette à Antoinette (histoire de bien montrer qu’elle s’est élevé à un nouveau stade, et que elle aussi à des sentiments). Face à une telle finesse d’écriture, et soyons franc une telle facilité scénaristique (c’est bien connu c’est beaucoup plus dur de faire paraitre humain ce qui n’est l’est pas et ne le seras jamais), on reste un peu perplexe devant un tel OAV. Sans compter qu’à la fin on a droit au menu déroulant façon Star Wars pour nous faire la leçon sur le futur et le fait qu’on est tous des êtres humains, y compris les amibes, les verrues, les micro ondes et mamie nova.

En fait cet anime outre le coté archéologique de la démarche, se doit d’être visionné non pas pour son scénario, personnages, ou que sais-je, mais bien pour son excellent thème chanté made in eighties et ses vertus à vendre du café.

 C’était le bon temps des vrais bonnes machines à café n’empêche

Dance, dancing in the rain
A million parsecs aren’t too far
My love can reach across the stars
Dance, dancing in the rain
I’ll follow you with all my heart
So much love for you, it’s like a raging hurricane

Wealth and power hold the heart of some, I know
They’re not for me, I know their shallow charm
Leads to a lonely paradise and a cold and empty bed
The rain falls softly as I walk alone, without you
I feel so cold, that I whisper your name
I’m longing for your warm embrace, I need to have you by my side
Why do I love you so very much?
The feeling’s growing every day
Why do I love you so?

Dance, dancing in the rain
A million parsecs aren’t too far
My love can reach across the stars
Dance, dancing in the rain
I’ll follow you with all my heart
So much love for you, it’s like a raging hurricane

Et ça putain c’est tout ce que j’aime, ce bon son bien odlies, à l’ancienne façon année 80, cette voix, ces paroles bien choc. CA TUE.

Pour finir, je laisse à Johnson le mot de la fin :

Ce qui ne vaut pas pour l’anime, je précise.

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Combattler V : romantisme, alcoolisme, soirée SM et combi moule bite

En ce splendide WE, nous allons taper la discute au coin du feu avec une bonne bouteille de whisky autour de Combattler V, un anime de robots qui sent le vieux et transpire le bon goût. Cependant, pour les reclus de la japanime, les réfugiés politiques et j’en passe, j’ai pensé à vous avec ce petit bachotage de dernière minute et en plus c’est gratos, on dit merci qui ?

  • Les robots pour les tanches !

Bon, je l’ai déjà mentionné dans ma review sur Gurren Lagan (ceci est un appel du pied prenez le du bon coté sinon ça peut faire mal), mais je suis magnanime et pense aux âmes errantes venant à peine d’émerger sur ce blog, donc une ptite session s’impose.

Les robots sont des grosses machines qui tirent à tout va et contiennent des pilotes (j’avais prévenu, JE SCHÉMATISE GRAVE). Seulement on en a deux sortes :

Les gros maousses costauds qui font généralement la taille d’un immeuble, ont des couleurs à faire pâlir un clip de Lady Gaga, avec des attaques à gogo, et qui sont surtout pilotés par un mec/fille en costume moule bite (parfois même par plusieurs, et de là où je viens ça s’appelle une soirée SM).

Ces pilotes de l’extrême se sentent un besoin irrépressible d’hurler leurs attaques genre Goldion Fist, Wip Diko, Kaketus Ita Hassu, et j’en passe, et ce face à des monstres qui s’avèrent aussi laid qu’ils sont gros. Ajoutez à ça une base refuge généralement dirigée par des vieux alcooliques en blouse blanche, et vous avez une idée des prépa de médecine un soir de bizutage.

Concernant l’intrigue, on reste généralement dans le domaine des gros squateurs qui après avoir ruinés leur ancien appart/monde/cloaque, ont décidés de taper l’incruste sur la planète Terre pour la ruiner à son tour. Forcément le super robot de la mort qui tue s’avère contre, et nos golden boy au sourire bright s’en vont battre les méchants généraux (comprenant à 90% un travlo, un gros barbu borgne ou avec une canne, et un type rachitique format baguette, de couleurs indéterminées et habillé avec des draps), ou tout du moins leur monstres en placoplatre façon Stakhanoviste de l’extrême (même si bon, on tourne autour d’un monstre par épisode car faut pas déconner non plus, 35 heures toussa).

Bon maintenant les real robots c’est un monde à part en comparaison. Déjà ici on fait avec de la rustine, de la récup, ça budgete moins hein. Bon certes vous avez des écuries quatarienne, mais certains se contente juste de custom des lada feat trois roquettes et un cockpit et roule Chirico. Alors attention real veut pas forcément dire réaliste dans le cas présent, mais disons qu’on reste dans le domaine du plausible avec des engins fonctionnels, et une histoire un tantinet plus développée.

  • Les robots/mechas pour les nuls :

RR :

  • Mettre les skill points dans l’esquive et la visée (c’est de la camelote ça meurt en un tir, et surtout faut savoir viser car les batailles de 48 heures dans l’espace c’est bien gentil mais vient toujours le moment d’aller taquiner les fesses à Jeannine),

  • C’est du mass production feat sous traitance en Inde, Dakar, etc.

  • Ne criez pas, ça sert à rien on vous entend pas sauf si vous êtes newtype (une sorte de psycho mantis de l’espace qui fait vibrer le cerveau des gens au lieu de leur manette),

  • Généralement y a des enjeux de ouf avec trahisons à gogo, responsable hiérarchique de merde, et salopard mais pas trop,

  • Quand on fini l’anime on se rend compte que la guerre ça pue vraiment la merde.

SR :

  • Mettre les skills points dans les armures et l’énergie (t’es gros comme un fut de bière, ça sert à rien d’esquiver, et si t’as des attaques de merdes tu vas passer pour un cave face aux autres)

  • Gentil robot combat un méchant robot par jour pour sauver la terre.

  • Y a toujours des mecs en blouses blanches.

  • Y a toujours un barbu ou un mec avec un monocle.

  • On achète ses combi chez Diabolika.

  • Faut des cordes vocales.

  • Énergie illimitée en missiles comme en électricité, donc reste en auto fire.

  • Ça fait rêver les enfants ça fait chanter les oiseaux lalala.

  • L’histoire. Attention ! ça risque d’être très psychologique :

Les Kyanbelliens, (c’est des Méchants) sont venus d’une autre planète pour détruire la terre et s’y installer (c’est bien connu on aime tous vivre dans un champ de ruine qui sent bon la merde). Un savant fou (le directeur de la Nabara Connection, une sorte de french connection sans les drogues) a fabriqué un robot pour lutter contre le mal, cinq pilotes choisis par le gouvernement vont alors driver la bête afin de lutter contre les robots maléfiques. Bon le vieux prof grand et maigre est vite remplacé par un prof petit et gros, et accessoirement alcoolique notoire, qu’on viendra chercher dans une cellule de dégrisement. Le mec sera grosso modo torché dans 90% de ses interventions, façon je jette mes tessons de bouteilles à la gueule des pilotes.

Les hommes abreuvés de liqueurs fortes ont tous un sang aigri et adulte qui les rend fous en cent manières différentes.

  • Combatler V, V comme Victoire ?

Bah non, V comme Cinq ! Et oui car notre super robot dans Combattler V c’est de la mercedes de luxe, c’est donc pas moins de cinq pilotes qu’il faut pour pouvoir conduire le bouzain composé de 5 véhicules. 5 ? Mais c’est énorme me direz-vous ! Et bien pas tant que ça surtout quand on sait qu’on en a 4 qui glandent grave et un qui pilote le tout.

Alors comme scénaristiquement on peut vite frôler le néant absolue je vais vous faire les descriptions des personnages, en m’épargnant les noms car faut pas déconner, qui s’en soucis ?

Bon déjà le pilote qui conduit le véhicule correspondant à la tête, c’est le prototype même du beau gosse rebelle qui conduit une moto (toujours un motard dans un super robot, ça fait classe et rebelle). Alors bon en gros c’est le mec de l’extrême façon tête brulé, donc pour la peine on lui a refourgué le véhicule se transformant en jet. Les mecs sont pas cons quitte à lui fourguer du matos à 50 000 briques autant diminuer les risques de crash, puis comme c’est pas le plus con on s’est dit qu’il commanderait l’engin (le battlejet).

Ensuite on a droit au grand maigre de service au visage inquiétant. Alors lui c’est le Lucky Luke du crew, champion de tir olympique svp ! Bon dans d’autre séries style Getter on en aurait fait un ex tueur professionnel, mais que voulez vous… Puis faut pas déconner, le mec c’est pas de la gnognotte ! J’en veux pour preuve ce superbe épisode où face à une prise d’otage, ce dernier va :

Bondir sur le coté en jetant son arme en l’air,

Avec son fusil toujours en suspension viser et tirer sur la gâchette de l’arme jetée précédemment,La balle actionne la gâchette de l’arme située dans les airs,

Qui se mets alors à tirer une balle en direction du preneur d’otage,

Arrivant je ne sais comment par le dos de ce-dernier

Et le blessant au cou,

Toujours durant le même saut, notre tireur d’élite en remet une couche en tirant contre la puce parasite ayant prise possession du preneur d’otage,

Qui se met alors à exploser juste avant que le tireur se réceptionne au sol.

RESPECT

Au vu de ses splendides talent en visée, on lui a filé le vaisseau qui constitue les bras du robot (battlecrasher)…

 Je sais, je sais…

Juste après, on a droit à l’ours de service. Le gros bouffeur de riz, sanglier, ramen, pizza, choisissez votre nationalité. Alors lui c’est le vide niveau background, on sait qu’il est costaud (gros = costaud, remembrer les sumos, les judokas. Puis c’est pas un cliché de merde hein, on a bien droit aux ninjas qui courent les bras tendus en arrière donc bon), et qu’il s’est entrainé étant petit avec sa tante judoka qui est aussi féminine que si ma tante en avait deux on l’appellerait non oncle. Pour info il pilote le corps du robot, car c’est là où se trouve le moteur, donc la PUISSANCE (battletank).

Après c’est la nénette de service. Car non, conduire des robots n’est pas une activité purement masculine, on peut aimer piloter des gros objets bien lourd et massif qui sentent fort le camboui et être une fille hein. Alors elle sa spécialité bah… c’est d’être une fille. Accessoirement on lui a trouvé une légitimité pour piloter le robot, celui d’être la petite fille du savant fou à l’origine du robot (pas macho mais un peu quand même hein). Sinon elle pilote les jambes et puis c’est tout (battlemarine).

Enfin on finit par le nain de service. Le gamin déjà vieux, futur prix Nobel (en fait non il en a déjà un), avec des grosses lunettes. Vous l’aurez compris c’est le cerveau de l’équipe c’est pourquoi on lui a confié la conduite des pieds (battlecraft)…

JE SAIS, JE SAIS.

  • Du super robot qui fait briller les yeux.

Combattler V c’est quand même avant tout un anime de super robot et donc destiné à émerveiller les enfants (même si, cf. plus loin…). Et force est de constater que le pari fut réussi. Déjà on est devant un robot fait de cinq véhicules, avec chacun une forme qui lui est propre et ses propres attaques, un véhicule amphibie, un jet, un véhicule à foreuse, etc. C’est juste géniale, et ça laisse une marge de folie pour créer des attaques en tout genre. C’est sans compter aussi sur le méga jouet de la mort qui fut sorti en parallèle, composé de plusieurs parties, ce jouet est juste DÉMENTIELLE. Une tuerie cosmique pour des gamins avide de gros robots.

Combatler V est un grand classique des SRT

Et c’est là où on en vient au bonbon au chocolat propre à chaque épisode, cette scène qu’on dévore des yeux en n’en loupant aucun morceau, je pense ici à la transformation à base de « COMBINE OK », suivi de cette formidable BGM. Puis vient les délires visuels à bases d’attaques toutes plus extrêmes les unes que les autres : Rayon laser, grappins, YO YO scie, double épée, chainsaw double, spirale drill. C’est juste EXTRÊME. Bon après certains coté chipos peuvent faire sourire, je pense notamment à la scène à l’origine de la création de l’attaque Super YOYO, les héros mattant à la télévision de vrais humains entrain de jouer au yoyo… Mais bon dans tout les cas, on est loin du robot design de merde. Rien qu’au début de la série on a droit à des images nous montrant des plans de chacun des véhicule avec les circuits interne en noir et blanc, et un soucis du détail à couper le souffle. C’est cette passion, cette force créatrice qui forge le respect et donne à Combattler V cette puissance visuelle, et sonore, quand au plan émotionnel…

  • Une histoire de trilogie romantique

Derrière Combattler V se cache aussi une trilogie fait de série one shot sans lien, à savoir Combattler V, Voltes V (et on prononce Five pour faire son sachant) et Daimos. Derrière cette trilogie romantique et ces trois séries de Super Robot mythique, se cache un grand monsieur, que dis-je un empereur de l’animation : Tadao Nagahama.

Si l’on en vient à parler de la trilogie romantique, il faut comprendre par là qu’on a droit à une histoire faite de méchants qui se tapent dessus à coup de conflits, des histoires d’amour qui se finissent mal, ou de luttes fraternels et j’en passe. Bref y a quelque chose qui pue dans le royaume des super robot, fait d’une touche de drame, d’un zeste de passion, et d’un brin d’esprit chevaleresque.

S’il est vrai que la dimension dramatique de Combattler V s’avère captivante, il n’en demeure pas moins qu’elle s’opère uniquement sur une moitié de la série… booooooo. La bonne nouvelle c’est que c’est durant la première moitié AHHHHHHHHHH !

Et quelle moitié !! Ma foi c’est bien simple Garuda, le méchant Aiglon (un type se transformant en aigle beast à ses heures perdues), est un personnage qui surclasse totalement les autres protagonistes de la série. Il se dégage de ce méchant une telle prestance, qu’on en vient à se demander s’il ne s’avère pas venir tout droit d’un autre anime. Son caractère tranche tellement avec ceux de ses congénères qu’on en vient à réaliser à quel point ça peut manquer de tels personnages dans des animes de super robot. Ce « méchant » avec des principes, et dont la classe n’a d’égal que sa prestance, est en réalité le fils de la grande prêtresse/statue Kyanbelienne. Se dévouant à la cause de son peuple mais aussi aux ordres de sa mère, il s’avère chargé de la lourde tâche visant à asservir les terriens (comprenez par là qu’il est parti pour tous les zigouiller).

Avec une gueule comme ça on est un peu contraint d’être méchant…

Ce prince est le seul personnage de la série à réellement nous guider vers une identification émotionnelle forte. Ici pas de personnage cliché, ni de protagoniste rongé par les archétypes du genre (le savant, le héros, le méchant, le comique…), on s’avère clairement en face d’un caractère en évolution constante. D’exécutant, à homme révolté, en passant par celui qui doute ou encore l’être en proie à une guerre d’honneur, Garuda ne cesse de bouillir, de changer, d’éructer, comploter, souffrir, rire, rugir, en un mot vivre.

Il est vivant et là ou nombre de ses comparses avant lui ne faisait que donner la réplique aux gentils, lui s’est donné pour destinée de s’en emparer, de privé de raison d’être les héros en les renvoyant à leur statut d’homme manichéen. Sa nature passionnée suscite tant chez le spectateur que chez les héros (sous une forme largement atténuée pour ces derniers) un phénomène de rejet ou pour le moins d’interpellation, fruit de la confrontation d’une altérité jusque là inédite dans ce type de série.

Pourtant hormis son teint schtroupmh et sa coupe façon Dave, il partait sur des bons acquis.

Pour autant, cet étonnement et ce rejet conditionné s’articule vite autour d’un second effet majeur, celui de la fascination à destination d’un personnage en proie aux passions humaines. De la jalousie qui l’habite lorsque sa mère offre le commandement à d’autres sbires, à l’amour qu’il lui porte ainsi qu’à sa sirène exécutante, en passant par l’admiration et l’estime qu’il éprouve envers nos héros, Garuda ne cesse d’être traversé par ces passions fortes que trahissent les divers rictus de son visage, et ses actes reflets de ses émotions multiples.

On invoquera pèle mêle pour illustrer ces dires, la scène d’otage où Garuda décide de libérer ces derniers après la réédition de ses ennemis (marque notable d’un esprit chevaleresque en devenir), ou encore cette scène de duel à l’épée entamée avec l’un des héros où suite à des renforts imprévus venant à son secours, il s’éprend du farouche désir de témoigner à son adversaire sa stupéfaction et son indignation face à une telle intrusion. Une autre scène encore plus forte est celle ou sa mère en vient à lui confier sa honte envers lui, suite à son incapacité notoire à remporter la victoire. Garuda en vient alors à se jeter corps et âmes dans la bataille, allant jusqu’à tenter d’y donner sa vie par une attaque suicide destinée à réduire au silence ses ennemis.

Le fameux duel à l’épée sur l’eau.

Ainsi, plus qu’un être humain, plus qu’un méchant vivant ou un chevalier tragique, Garuda est avant tout un héros œdipien en proie à une crise d’identité profonde dont la violence n’a d’égale que la surprise de son origine. Mais sur ce, il ne tient qu’à vous d’en découvrir la raison et ses conséquences…

V! V! V! Victory!
Combine 1 2 3 4 5 Shutsugeki da
Daichi wo yurugasu Choudenji Robo
Seigi no senshi da Combattler V…..
Choudenji Yoyo, Choudenji Tatsumaki, Choudenji Spin
Mita ka Denji no hisatsu no waza
Ikari wo komete arashi wo yobu ze
Ware-ra no Ware-ra no Combattler V!

Publié dans Anime Review, Badasse, Roboto | 7 commentaires

Avec Haibane Renmei, retends vite l’autre joue après la première baffe

Bonjour à tous, aujourd’hui j’ai décidé de reprendre le clavier après des mois d’absences pour vous faire partager les émotions qui m’habite après avoir vu l’anime Haibane Renmei. Je vous avouerais que la lecture risque de s’avérer pour le moins hachée, tellement j’ai du mal à situer mon ressenti sur cet ovni. Le choc sensoriel m’ayant surtout fait basculer sur une introspection qui m’est propre j’essayerai tout du moins de vous transmettre ce qui a pu me faire dévier si légèrement de ma ligne de spectateur consommateur, à celle de rêveur/penseur.

HS 1 : Pour vous témoigner de l’importance du choc, on aura même pas un « suce ma bite » de toute la chronique…

HS 2 : Faut pas croire mais le titre fait une référence religieuse subtile…

  • Mais de qui parle-t-on au juste ?

Haibane Renmei fait partie de l’une des oeuvres réalisée par Yoshitoshi Abe, un homme pour le moins surprenant tant ses créations tendent à briser toute catégorisation existante. Qu’il s’agisse de Lain, de Niea Under 7 ou encore de Texhnolyze, Abe ne se contente en effet pas de s’éloigner des ficelles/codes scenaristiques permettant d’assimiler ses oeuvres à des styles prémachés, non il va encore plus loin en tissant des histoires, que dis-je des univers, dont les horizons s’avèrent tous plus différents les uns que les autres. Pourtant, plus qu’un faiseur d’histoires, qu’un créateur d’univers, Abe est avant tout un humaniste sachant placé l’humain au cœur de ses récits. Si ses histoires s’avèrent transcender ses spectateurs, ce n’est pas tant pour ses univers au combien créatif, mais plutôt pour sa faculté de rendre vivant ses personnages, en attachant ses préoccupations scenaristiques autour du développement de leurs qualités essentielles d’être humain. Abe est ainsi un conteur de génie savant retranscrire des univers tous plus différents les uns que les autres, mais avec cette caractéristique commune visant à laisser exprimer ses personnages, il leur laisse la liberté de montrer leurs doutes, leurs songes, leurs joies et leurs peines… En réalité ils les laissent tellement s’exprimer à travers ses animes que ces derniers en deviennent vivant… vivant au point de douter d’eux même et de leur existence…

  • Haibane Renmei c’est du bengladi ? Ça se mange ? HR c’est plus hype non ?

Histoire d’avoir l’air moins con mais surtout pour mieux comprendre ce qu’il en est, je pense qu’il est souhaitable qu’on se mette dans un premier temps à traduire le titre. Oui car bon généralement le titre à son importance dans une œuvre elle en est souvent le reflet, au mieux sa genèse. Dans le cas présent, Haibane Renmei d’après mon cher distributeur préféré se traduirait par « Ailes Grises ». Etant de nature méfiante je m’en suis remis à faire des recherches et il apparaît que le titre s’avère plus riche que sa traduction française officielle, j’ai pu ainsi trouver l’expression suivante « Charcoal Feather Federation « . Après réflexion il semblerait que le titre français ne se concentre que sur la première partie « hai = cendre bane = ailes » et renmei disparaissant dans les tréfonds des fesses du spectateur. Chez les américains ce terme se traduit par Federation, ce qui lorsqu’on a pu regarder l’oeuvre semble pour le moins approprié. « La fédération des ailes cendrées », tel pourrait être la version traduite du titre japonais. En gros une histoire de secte avec des filles ailées, avouez que c’est tout de suite plus vendeur ?

  • De quoi ça parle ?

Hum, je vous avouerais que cette chronique va me forcer à déployer des talents insoupçonnés afin de vous en dire le plus sans trop en dire. Déjà commençons par le commencement : l’anime débute sur la chute libre d’une jeune fille dans les airs. Lors de sa chute fatidique elle s’avère retenue par un corbeau, néanmoins ce dernier s’avère dans l’impossibilité de la retenir dans sa chute (c’est un corbeau hein…). D’un seul coup, cette dernière se réveille immergée totalement dans un immense cocon situé dans une pièce appartenant à une immense résidence style vieille école/dortoir/bordel/cloitre. Là, une autre fille fumant sa clope, découvre le cocon au milieu de la pièce, elle alerte alors ses consœurs pour leur annoncer la nouvelle et toutes se préparent à la future éclosion du « nid ». C’est alors que la jeune fille qui pensant sortir d’un rêve, brise son cocon, et et découvre ces jeunes filles affublées d’une paire d’ailes et d’auréoles. Par la suite et comme de coutume, notre jeune pousse se voit attribuer son nom au regard du rêve qu’elle a eu au sein de son cocon. Ce nom c’est Rakka (équivalent de chute). Une fois ce « baptême » réalisé, Rakka se voit pris d’une immense fatigue puis d’une fièvre effroyable, c’est alors que durant sa première nuit et dans un cri de douleur elle se voit pousser des ailes, s’ensuit alors la fixation d’une auréole sur sa tête. Rakka est prête désormais, elle est devenue une Haibane, avec ses ailes cendrées elle cohabite avec ses comparses, l’apprentissage du monde qui l’entoure peut ainsi commencer, et l’épisode un vient juste de se terminer…

  • Mais c’est quoi ce bordel je comprends rien ?

Ca tombe bien moi non plus. Enfin plus maintenant, mais sur le moment c’est tout à fait compréhensible de ne rien saisir. Tout du moins d’être totalement perdu face à ces évènements paraissant tous plus normaux les uns que les autres pour les protagonistes, mais qui sont pour nous autant d’éléments inexpliqués. Qui sont ces filles, pourquoi des ailes, s’agit-il d’anges ? Pourquoi a t’elle oubliée qui elle était une fois sortie du cocon ? Qu’elle est la signification de ce rêve ? Ou sommes nous ? Monde imaginaire, futur, paradis ? Pourquoi le monde dans lequel elles existent s’avère encerclé d’une immense muraille infranchissable ? Pourquoi seule une minorité dans cette contrée se voit doter d’ailes ? Quelle est cette cité façon vieille ville européenne ?

Avant d’aller plus loin dans cette chronique, il faut savoir qu’Haibane Renmei fait partie de ces histoires où il revient au spectateur d’accepter l’univers en tant que tel. Certes des explications seront fournies sur tel ou tel évènement, situations, mais pas systématiquement, et rarement de façon immédiate. Le background est là, il existe, à nous de l’accepter. Si au premier abord cela peut s’avérer gênant, dans un deuxième temps cela devient pour le moins salvateur dans l’appréciation de l’anime et le ressenti globale de la série. Le fait d’être baigné dans cet univers sans explications tangibles nous force à nous concentrer sur les personnages et leur façon de vivre. Ce n’est plus le background qui nous guide, ce sont eux, leurs émotions, leurs façon de bouger, d’agir, de vivre. Car oui elles sont vivantes, Rakka, Reki, Kuu, Nemu… ces « anges » qui n’en sont pas, ces personnages sans passé, sans histoires, sans but autre que celui de vivre paisiblement dans la résidence, dans la cité, sont pourtant aussi vivant si ce n’est même plus que n’importe quel autre personnages d’anime.

  • Slice of life, tranche de vie ? Et pourquoi pas du jambon salope !

Personnellement j’ai toujours eu du mal avec ce type de catégorisation, mais force est de constater que dans le cas d’habane Renmei cela colle plutôt bien, même si je serais tenté d’y intégrer un vocable plus humaniste, orienté sur le caractère humain de la société représentée, de ses personnages.

Il faut savoir qu’ici, le crédibilité des réactions représentées (pas de pétasse aux changements d’humeur surréaliste, pas de loli vulgaire, ni même de pute à gros nichons, bref pas de catégorisation à outrance afin de faire trémousser un microcosme moribond), atteint un effet proche de la réalité. Qu’il s’agisse de scènes graves ou légères, un credo demeure, celui de conserver une certaines retenues dans la transcription des émotions. Mais attention je ne parle pas de cette retenue de nature à engendrer une trouzaine de persos zombies, non, je parle de cette retenue qui tend à nous épargner des putes et des drag à tout va, des tsunderes dans tout les sens, des hémophiles en carton. Ici rien de tout ça, on voyage dans un film, on côtoie des acteurs, on est même au delà, on côtoie des gens, des humains en somme

Cette faculté à nous faire ressentir une telle réalité doit beaucoup au talent des animateurs ainsi qu’aux doubleurs. Ce talent dans la transcription des émotions à l’écran frôle l’indécence, les sentiments se lisent sur les visages des personnages, qu’ils doutent, pleurent, qu’ils soient effrayés ou nostalgique, apeurés ou heureux, surpris ou jaloux, rien n’est dans l’excès tout est dans la mesure. Nous somme dans la retenue, la légèreté, le grave, la grâce. C’est d’une telle élégance, que j’en suis sortis totalement conquis.

Ce qui à brûle pourpoint peut surprendre… L’intéractivité avec les personnages étant réduit à néant, ici aucune identification ne s’avère possible, nous ne sommes pas dans la catégorisation retranscriptive, on est dans clairement dans l’illustration réaliste. Pas d’histoire, pas d’enjeu, pas de scénarios. Juste des personnages vivants, un background riche et caché, un tableau vivant voilà ce qu’est Haibane Renmei. Les personnages sont différents de nous mais paradoxalement bien plus proches de « l’humain » que n’importe quel autres protagoniste d’anime préexistant.

  • Une photographie juste et tout en retenue.

Vous en conviendrez, un anime doit beaucoup à son visuel, surtout si ce dernier s’avère centré sur les personnages, façon tranche de vie. Qui aimerait voir des bâtons faire des baguettes dans une baraque en quinconce sur des rondins de bois façon dessin de cm2 ? Personne. Et bien force est de constater qu’Haibane Renmei a su fournir un effort flagrant sur ce point.

Qu’il s’agisse du campus, de la vielle cité, ou de la forêt, le détail s’avère toujours atteindre un certain degré. Oh bien sûr on est loin d’un shinkai ou d’un truc de fou furieux façon détail crayonné à tout va. Néanmoins on est dans le très correcte et le soigné. Etrangement je pense que trop aurait nui à la série, cette dernière gardant mine de rien un coté fortement mystique, étrange, flou, il était nécessaire de garantir un style visuel s’imprégnant d’un tel aspect. Pari réussi, l’anime se déroule toujours avec ce filtre cendré, ce léger voile flouté, faisant écho au background de l’anime. L’immersion dans l’éloignement, la synergie dans le flou, tout est dit, et ce n’est pas la bande son réalisée par le très grand Otani Ko qui me contredira. Quand on sait que deux ans après, ce dernier a réalisé l’exceptionnelle OST du superbe Shadow Of the Colossus on comprend mieux (au passage j’encule avec une poutre rouillée ceux qui critiqueraient l’usage de mes superlatifs sur ce passage).

  • Plus qu’un récit, une introspection

Je me permets de vous alerter d’emblée sur les écrits qui vont suivre et qui sont susceptibles de vous spoiler l’anime, vous êtes prévenus.

Le rêve, péché sont deux notions centrales dans Haibane Renmei, flirtant ainsi avec les interprétations religieuses propre à ces notions. Personnellement je ne vais pas m’aventurer à expliciter les sens cachés de chacune des thématiques telles que l’oubli, le péché, le pardon, la solitude, le rêve, surtout que d’autres avant moi l’ont fait, et je dirais même plus, l’ont très bien fait. Non l’idée est avant tout de vous transmettre ma profonde admiration envers cette œuvre qui au final sous ses aspects tranche de vie sans histoire, réussi à aborder des thématiques aussi profonde que le rêve et l’expression du psyché torturé, l’absolution des péchés, ainsi que la notion prépondérante du pardon et de la nécessité d’accepter l’aide d’autrui. Sans oublier des thématiques plus concrètes tels que le suicide (Rakka comme Reki étant avant toute chose des personnes ayant décidées de mettre fin à leur vie, tels à mon sens tout les autres Haibane, le monde d’Haibane Renmei équivalent à ce titre à une sorte de purgatoire dans laquelle les âmes errantes des suicidés se doivent de renouer avec elles mêmes et d’accepter leur sort en pardonnant notamment aux autres les conséquences de leurs actes ainsi que les leurs, transpire ainsi une volonté non pas de condamner l’acte visant à mettre fin à ses jours mais plutôt celui de ne s’enfermer dans son monde sans reconnaître/apercevoir les bras qui se tendent vers eux pour les aider, celui de la foi en l’humain).

C’est réellement cet anime qui m’a profondément convaincu de la nature profondément humaniste de Yoshitashi abe. Il est vrai que je n’y connais rien au shintoisme ou autres, mais lorsque l’on regarde cet anime on ne peut qu’y voir des métaphores bibliques à tout bout de champ ou tout du moins véhiculer des messages propres aux différentes écoles de pensées religieuses (qu’il s’agisse des trois grands courant monothéiste comme des différents cultes civilisationnels). L’anime ayant cette force d’aborder des thèmes tellement fondateurs qu’on ne peut s’empêcher de réaliser toute sortes de mises en perspectives au regard de nos croyances respectives. Ainsi s’il est vrai qu’une forme de message religieux s’y diffuse (volontaire ou non), elle vise avant tout à recentrer le spectateur devant la réalité des thématiques abordés en vue de l’inviter à l’instruire tout du moins partiellement sur des messages aussi universels que l’acceptation de la mort, la transmission du savoir, le travail pour l’épanouissement personnel, le pardon, l’acceptation des autres… Bouclant ainsi une philosophie de vie et un message de paix orientés autour de notions aussi diverses que l’ouverture aux autres, la curiosité ou encore la tolérance et l’amour de son prochain comme de soi. Haibane Renmei réussis ainsi le pari fou d’être plus qu’un anime tranche de vie, c’est un anime sur la vie.

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Aachi & Ssipak, CA VA CHIER !

Ola bien le bonjour à tous, aujourd’hui j’ai décidé de vous parler d’un film d’animation coréen qui date un petit peu, mais qui ma foi est l’un des animes les plus drôle, corrosif, bien animé que j’ai pu voir.

Quand les coréens se lâchent ça donne une tuerie comsique

  • Une histoire qui sent la merde

L’idée génialisseme d’Aachi & Ssipack, s’incarne dans son background totalement débile à souhait. En effet, l’anime se déroule dans un univers futuriste, où  la seule énergie existante, trouve sa source dans les excréments de sa population, et où des nains mutants bleu avec du papier cul sur la tête en guise de bonnet, s’acharne à harceler les forces de l’ordre et combattent contre des cyber flic dans des luttes sanguinolentes, afin de voler des sucettes en sticks aux effets plus que planant…

L’animation tue littéralement la gueule

Je sais quand j’ai lu le synopsis à l’époque j’ai eu la même tête que vous à l’instant. Il faut reconnaître que d’emblée on est dans le domaine du nawak, du reste pour notre plus grand plaisir ça va aller en empirant !

  • Une histoire qui sent la drogue

Je disais donc, dans un monde futuriste la Terre a finit par épuiser toutes ses ressources. Face à ce déficit énergétique, une mégalopole a décidé de tenter l’impensable : alimenter en énergie la cité à partir des excréments de ses concitoyens. Et ça marche ! Mais là où ça en devient proprement géniale, c’est quand ces mêmes habitants, se voient encourager à contribuer le plus possible à cette émission d’énergie. Bref les citoyens exemplaires ne sont autres que ceux qui chient le plus et en un minimum de temps.

C’est juste super beau

Ce besoin chronique d’inciter à la défécation a même fini par s’industrialiser au point d’introduire des puces électroniques dans le rectum de nos cher habitants  de « Shit City » et ce dès la naissance, afin d’enreigstrer toute « fourniture  d’energie ». Mais l’état n’est pas en reste ! En effet, afin d’inciter ses citoyens à rendre leur devoirs civiques plus souvent qu’à l’acoutumée, les chieurs les plus méritants  se voient remettre des sucettes en stick faites de drogues durs rendant vite addictif.

Le revers de la médaille étant que plus on suce lesdites sucettes, plus on finit par devenir totalement ravagé au point de finir par se transformer en une sorte de gnome bleu sans forme, dont la sévère addiction aux sucettes mène à d’atroces souffrance résultant de diarrhés monstrueuses.

Ces stroumph cocainés et totalement névrosés ne sont en outre pas en reste et finisse par fonder leur propre gang celui des « Papiers Cul » ou « Gang des Couches », dont l’unique but vise à ravager perpétuellement la cité et les flics, en en vue d’obtenir encore et toujours ces fameuses sucettes extatiques devenu de plus en plus rare car désormais limitées à une sucette par jour et par personne…

  • Une histoire qui sent la violence

Mais la parade ne s’est pas fait attendre, le gouvernement ayant décidé d’appeler en renfort un cyber flic faisant passer robocop pour une vieille sous prozac. A ce titre ses combats contre le gang des couches donneront lieu à une succession de scènes totalement hallucinante de badasserie et de violence extatique, les stroumphs ayant bon dos en permettant à l’équipe en charge de l’anime de se lâcher totalement avec mille et une morts comiquogore.

De la violence à la pelle !

Du reste, si l’anime sait rester soft au niveau des références scatologique, il laisse le soin à la violence et à l’humour, de s’en donner à coeur joie. Ça saigne, ça charcle, gicle, coupe et découpe, les balles fusent, les décapitations, démembrements et autres explosions pleuvent à foison. C’est une orgie barbare faite de mille et une morts violentes, avec un soupçon d’intrigue sans queue ni tête et un zeste de références cinématographiques chocolatées.

  • Une histoire qui part dans tout les sens

En dehors de ce background foisonnant, le titre de l’anime fait eccho à un duo comico paumé de loosers. Dealers de sucettes sur le marché noir, nos deux racailles à la petite semelle finiront par croiser sur leur chemin une actrice porno nommée Belle dont la productivité fécale sans limite, garanti le jackpot à toute épreuve, lors de chaque commission. Fort de ce « grenier » à sucette, nos héros finiront par être mêlée à une sucession d’évènements impliquant pèle mêle,  le gang des couches, la police et ses cybers flics, une bande de mafieux locaux, le tout soupoudré d’un producteur de porno et d’anneaux gastriques démultipliant le rendement fécale. Bref, c’est la merde !

Chier c’est bien, chier beaucoup c’est mieux.

  • Un magma de références chaotiques O combien jouissives

Sur ce point, certains frôleront l’indigestion en s’acharnant à dire que ce film n’est quu’une soupe remixée d’une multitude de références (Robocop, Potemkin, Matrix, Indiana JonesBasic Instinct, Alien, Total recall, True Romance, Pulp Fiction), alors que d’autres, dont j’en fais partie, trouveront cette surenchère de clins d’oeils et de remix de la pop culture absolument dans le ton de l’anime qui se veut un beau bordel, déjanté et décalé.

J’adore le style graphique

  • Violence, vulgarité, humour et action à gogo

Pour finir, je dirais que ce titre résume bien mon sentiment envers cet ovni coréen difficilement égalé dans le monde de l’animation. Un pitch totalement con et nawakesque, une violence ultra gore et sans limites, une animation exceptionnelle, (les scènes avec geko le super flic sont jouissive), des idées géniales, (le scénar, le chef de la police, une petite fille avec une énome tête de poupée qui fument des cigares, le fait de foutre plusieurs anneaux dans l’anus de l’actrice pour qu’elle chie top), un doublage coréen frais, des couches à mourir de rire. Bref un must have un must watch.

AACHI & SSIPAK CA VOUS TROUE LE SLIP !

En prime un AMV excellent (mais qui spoil pas mal l’anime, vous êtes prévenus)

Zik en écoute pour la chronique :

Cobra OST

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CasshernzzZzzzzZZZzzzzzzZZZZzzz…

Olà! Et oui, après un an d’inactivité, je revient dopé aux anabolisants d’où ce second article en à peine deux semaines ! Je sais c’est géniale, de toute façon ça va pas durer. Au passage vous pourrez constater sur votre droite que la section lien s’est bien garnie, j’en profite pour remercier au passage les agregateurs Sama et Nanami qui vont me permettre à mes milliers de fan de retrouver la foi.

Bon, s’en est finit pour les préliminaires, maintenant on va passer aux choses sérieuses en abordant la review d’un nouvel anime à savoir Casshern Sins (enfin  nouveau, tout est relatif, disons qu’il date un peu désormais, mais bon, c’est parti pour être le plus récent des animes chroniqué par mes soins, c’est dire !).


L’opening de l’anime, aussi connu pour être le passage le plus joyeux de ce dernier… ambiance…

  • Casshern, Casshan, Cachère ?

Mais pourquoi ce titre me direz-vous ? Et bien c’est bien simple ! Casshern Sins n’est autre que le remake d’un vieux, très vieux anime, sorti à une époque où les gens se roulaient dans la boue, fumaient des psychotropes, dansaient tel des zombies sous acides, bref vous aurez reconnu l’époque bénie des années 70.


Le boss, c’est lui.

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Overman King Gainer, Rasta mecha & double fap song !

HAN, il revient plus en forme que jamais, en mode no brain et le couteau entre les dents, c’est l’heure de tailler dans l’gras façon scopedog avec une nouvelle refonte. Au bout d’un an de break, le phoenix revient et c’est avec OVERMAN KING GAINAAA

Sinon plus sérieusement, je sais ça va faire très longtemps que je n’ai pas posté ici, mais bon il n’est jamais trop tard, puis pour la peine j’ai lustré le blog façon  jungle war. Et oui ! J’ai décidé d’abandonner unblog.fr pour wordpresse et ce pour de nombreuses raisons techniques sur lesquelles je ne m’épancherais pas tellement personne n’en a rien à secouer. (au passage j’ai perdu les centaines de com qui jalonnaient l’ancien blog, je suis triste : (   Bref j’en ai fini avec les préliminaires, c’est l’heure de taper dans l’dur.

Un mecha rasta fallait oser, mais faut reconnaitre que ça a de la gueule !

  • Les préliminaires du Synopsis

Ah, ma partie préférée… Alors King Gainer kézako ? Et bien, tout se passe dans une sorte de futur totalement cataclysmique façon année 30 000 après JC, ambiance toundra. Notre futur héros est alors…

OH FUCK ! ON S’EN BRANLE TOTALEMENT, KING GAINER C’EST CA !!!

Le Mythique Op de King Gainer, créateur de la technique du DOUBLE FAP !

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Publié dans Anime Review, Badasse, HOHOHO, Roboto | 4 commentaires

Coyote Ragtime Show ou l’art de cultiver le navet…

Oyé Oyé braves Internautes (mouais, quoique j’en sais foutrement rien si vous êtes brave moi, ça se trouve y en a un paquet parmi vous qui sont des pétochards, genre a coté Shinji c’est Hulk Hogan), bref je dérive, je dérive, comme d’habitude me direz-vous… Tonight, j’ai décidé de vous parler d’un enjeu majeur du monde de la japanime, et oui rien que ça. Je vous préviens ça dépote, le sujet seras : qu’est-ce qu’un bon navet ? Et surtout comment savoir à l’avance qu’on a affaire à cet espèce ! Alors non, je ne ferais pas mon Jean Pierre Koffe, tout au plus je disséquerais parmi vous au travers de l’anime Coyote Ragtime Show, ce qu’est un navet (URGENT : Il est fortement conseiller de lire le papier sur Pumpkin Scissor pour déjà avoir une petite idée de la chose), et comment les japonais peuvent parfois rendre un immondice comestible. Vous l’aurez comprit on flirteras de très loin les ténors du genre (aha ça me rappel une belle connerie vu sur mon forum fétiche au sujet des EPIC ANIME de l’histoire de la japanime, ET MON CUL C’EST DU POULET, je vous en foutrais de l’épic, au passage venez taper la causette avec nous, on est des gens sympa, bien qu’effrayant), non ici il sera question de daube, de navet, de croûte, de passable, voir moyen bon tout au plus. Mais croyez-moi c’est loin d’être la partie caché de l’iceberg, donc pour vos futurs choix de visionnage, je vous donnerais des pistes pour trier le bon grain de l’ivraie et vous en sortir avec un anime certes merdique, MAIS qui sent la rose, et croyez moi ça existe, la preuve avec Coyote Ragtime Show.

  • Coyote Ragtime Show Tonight It’s Magic Hell Toi Aussi Amuse Toi A Faire Des Titres A rallonge.

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Généralement une chronique qui commence par un rébus en carton n’augure rien de bon, vous êtes prévenus.

Bon comme il est question de savoir déceler un anime MOYEN (juste moyen hein, limite moyen bof !), la première chose à faire est de regarder le studio. Ici en l’occurrence c’est Ufotable… Alors quand on est malin on va voir sur animeka histoire de voir ce qu’ils ont fait ces braves gars, et là force est de reconnaître qu’on est pas rassuré des masses : c’est le désert de gobie les chameaux en moins (enfin si ils ont fait Gakuen, m’enfin ça reste UBER léger). Mais ils ont été key animator sur ROD (c’est plutôt pas mal vu la qualité de l’animation) et ont fait la 3DCG de gundam seed (…là forcément, on rigole moins, des images d’horreur nous revienne, c’est pas gagné), ça aurait été G Gundam j’aurais crier OH OUI mais là… CEPENDANT, nous sommes d’accord qu’il ne faut pas juger un anime sur le nom de son studio, les surprises peuvent être nombreuses (dans le bon sens comme le mauvais, regarder le nombre de croûte faite par Bones, Gonzo etc.), disons qu’il peut s’agir d’un indice.

« Trouver un bon navet, nécessite une analyse méticuleuse des indices mis à disposition…  »

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Publié dans Anime Review, Navet | Laisser un commentaire